Avant que l’Ombre…

Auteur: JAVET, Marie
ISBN: 9782883871038
Date de parution: 31/08/2018

Avant que l’Ombre…

11,00 CHF25,00 CHF
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UGS : N/A Catégorie :

Description

Lorsque Camille, récemment veuve, cherche un nouveau toit pour elle et sa fille, elle est mystérieusement attirée par une maison dont les occupants cherchent une colocataire. En s’installant, elle plonge dans l’univers de ces artistes marqués par leur passé commun. Que se cache derrière leur bienveillance apparente ? Quel événement a bouleversé leurs vies ?

Ils étaient autrefois libres, non conventionnels, pleins d’illusions et découvraient l’amour, l’art, la vie en communauté. Ce passé complexe se compose de pièces de puzzle, qui s’emboîtent au fil des pages. À ces pièces vient s’ajouter la présence d’une mystérieuse Ombre qui plane sur leur existence. Les incidents se multiplient, mettant à mal l’harmonie de la villa et de ses locataires. D’une façon incontrôlable, la vérité refait surface, confrontant chacun à son passé. Mais qui est cette Ombre et pourquoi en veut-elle aux habitants de la maison ?

2 avis pour Avant que l’Ombre…

  1. Librairie Atmosphère

    Ce livre ? Je l’ai dévoré ce dimanche ! Bravo à Marie Javet pour ce roman qu’on ne lâche pas : les personnages sont attachants et on rêve (presque, suis sauvage) d’une colocation dans cette maison si belle et mystérieuse !…le passé nous rattrape toujours…Lisez-le vous comprendrez !

  2. Bouquiner.ch

    Qui est cette Ombre ? Voilà la question qui m’a suivie tout au long de ma lecture. L’intrigue est telle que je me suis prise au jeu, au fil des pages, à essayer de découvrir qui est l’Ombre. A chaque fois que Marie Javet me dévoilait un bout de l’histoire, j’imaginais découvrir l’Ombre et pourtant, elle a si bien ficelé son suspens qu’il m’aura fallu arriver à la fin, tout comme Camille, pour connaître la vérité.

    Marie Javet a un style d’écriture que j’aime beaucoup. Une écriture littéraire dans laquelle son choix de mots est percutant. Elle nous entraine dans son monde avec des personnages intrigants et attachants, une histoire passionnante. Ce roman, comme « La Petite Fille dans le Miroir », a tout pour qu’il nous soit impossible de le lâcher une fois qu’il est commencé.

    Avant que l’Ombre… est une véritable pépite littéraire qu’il est impératif de découvrir dans cette rentrée littéraire !

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De nuit, la maison semblait endormie au fond de son jardin. À l’exception du bruit du vent qui déplaçait les feuilles mortes sur l’allée de graviers blancs dans un léger froufrou, le silence régnait. La lune était dans son premier quartier, sa pâle luminosité éclairait les murs de pierre grise et se reflétait sur les fenêtres. Les deux tourelles se dressant dans la nuit donnaient à la bâtisse l’aspect d’un petit château médiéval. Dans le jardin, des ombres presque immobiles : le bosquet touffu sur la gauche après la grille, l’eau calme de l’étang que l’on entrevoyait derrière, et sur la droite de l’allée, des arbres qui dressaient leurs branches presque dénudées vers le ciel, tandis qu’au loin, les longues lianes d’un saule pleureur venaient caresser l’herbe à chaque bourrasque.
En dessous des arbres, on devinait la présence d’un banc, trois chaises et une table. Tout était immobile. Sauf une ombre qui se déplaçait lentement. Elle se mouvait presque sans bruit dans le jardin, à l’exception du léger craquement des feuilles à chacun de ses pas.
Au fond du bosquet de résineux se trouvait une grotte artifi- cielle, une pâle imitation de celles que l’on pouvait admirer dans les jardins italiens, comme celui de Boboli à Florence. Une fontaine asséchée, derrière laquelle se dressait, sur un socle, une statue recouverte de vert-de-gris, en décorait l’entrée. Elle représentait une femme tenant un cygne dans les bras. Elle illustrait la légende de Zeus, qui avait pris la forme d’un animal pour séduire Léda, femme du roi de Sparte.
L’Ombre glissa les doigts au fond du bec du cygne, et appuya sur un bouton. Le socle amovible de la statue se déplaça, révélant quelques marches qui s’enfonçaient dans le sol. Le mécanisme était un peu grippé, mais il fonctionnait toujours. L’Ombre descendit les escaliers de pierre et se retrouva dans une galerie obscure. Elle sortit une lampe de poche qu’elle avait glissée dans un sac à dos et progressa lentement. Elle constata que, d’une de ses visites à l’autre, le passage se détériorait. Elle devait éviter les éboulis et les cailloux qui se trouvaient sur son chemin. Elle passa sans sourciller devant le squelette humain qui ne l’émouvait plus depuis bien longtemps, avec ses côtes saillantes, son sourire éternel et ses orbites sombres.
Au bout de la galerie souterraine, l’Ombre actionna un levier dans le mur qui fit glisser la paroi. De l’autre côté se trouvait la grande cave de la maison. Une fois à l’intérieur, elle enclencha un interrupteur caché derrière les étagères à vin. La paroi se referma. Pour l’observateur qui ne se doutait de rien, elle était indétectable. Aucun des imbéciles qui vivaient dans la maison ne soupçonnait l’existence de ce passage. L’Ombre seule en connaissait le secret.
Depuis la cave, elle remonta une série d’escaliers et accéda au hall d’entrée. Elle avança sur le sol dont les carreaux noirs et blancs, en damier, se révélaient dans la lumière nocturne qui pénétrait par les fenêtres. Comme lors de ses dernières visites, elle explora chacune des pièces du bas : la cuisine avec sa baie vitrée et le salon qui se prolongeait en salle à manger. Au premier étage, en dehors des trois chambres où les habitants dormaient, il n’y avait qu’une salle de bains. Une pièce chargée elle aussi des drames du passé, mais qui ne l’intéressait pas à présent. Elle se hâta donc vers le deuxième étage. Celui qui avait connu les ravages des flammes, les murs noircis, les parquets détruits par le feu. Elle devait admettre qu’ils avaient fait du bon boulot. Les rénovations progressaient.
L’Ombre termina sa visite nocturne par la seule pièce qui avait été plus ou moins épargnée par les flammes à l’époque, la seule qui avait été habitée dès le départ de la colocation, ou devait-elle dire cohabitation ? Communauté ? Qu’avaient-ils été au fond, les uns pour les autres ? Famille, certainement pas, ou alors famille dysfonctionnelle. Mais n’était-ce pas le cas de toutes les familles, qu’elles soient de sang ou de circonstances ?
Jusqu’à récemment, la pièce, inoccupée depuis des années, avait servi de débarras. Elle abritait des toiles de peintre, des caisses et des boîtes chargées de bric-à-brac. Des sculptures aussi. Un foutoir monstrueux... Mais là, elle avait été entièrement vidée et rénovée. Et l’Ombre savait très bien pourquoi. Ou plutôt pour qui.
Depuis qu’elle était revenue, l’Ombre explorait les lieux régulièrement. Elle épiait les habitants de la maison, jubilant à l’idée que leurs vies n’étaient guère plus trépidantes que la sienne. Mais la sienne allait le devenir, ô combien ! Leur dernière initiative, venant rompre la monotonie de leurs tristes existences, lui avait donné une petite idée, alors qu’elle cherchait comment accomplir sa vengeance. Une idée qui reposait sur une conjonc- tion de circonstances qu’elle avait interprétée comme un signe. Elle avait simplement donné un petit coup de pouce au destin. Il ne lui restait plus qu’à régler la mise en scène depuis les coulisses. Et ensuite à sortir de l’ombre pour se placer sous les projecteurs, pour jouer la grande scène finale. Tout se payait un jour. Et cette addition-là serait salée... Elle coûterait des vies. Certains la donnaient, l’Ombre la prenait. Elle avait déjà deux meurtres à son actif. Et n’en éprouvait pas le moindre remords.

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