Dernière rentrée

Auteur: JAQUET, Tiffany
ISBN: 9782883871045
Date de parution: 31/08/2018

Dernière rentrée

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UGS : N/A Catégorie :

Description

 

Un vendredi de mai, un coup de feu retentit dans le silence assourdissant du lycée de Pré-Fleuri. Tous ont une bonne raison d’appuyer sur la gâchette ce jour-là.

Sébastien, Marie, Timéo ou encore Yacine… Les élèves de la DER1 ont renoncé à réussir leur scolarité. Parqués dans la classe des cancressans avenir ni débouché, ils mènent la vie dure à leurs enseignants, mais partagent aussi, avec leurs mots, espoirs, rêves et vulnérabilités.

Usés par les insultes, les bagarres, ne sachant comment y répondre, les professeurs jettent tour à tour l’éponge, sauf André Clottu. Après avoir été mis à la porte de son ancien collège à quelques mois de la retraite, ce dernier a la ferme intention de venir à bout de cette classe. Pour sa dernière rentrée, fort de ses nombreuses années d’expérience, il espère même réussir l’impossible et ainsi parvenir à redorer son blason bien entachésuite à son licenciement.

Mais lorsque les élèves découvrent les raisons qui ont amené le professeur à changer de lycée, les choses basculent et prennent une très sombre tournure…

2 avis pour Dernière rentrée

  1. Bouquiner.ch

    On entend beaucoup parler d’armes dans les écoles américaines, mais comment en arrive-t-on à cette situation ? L’école ne devrait-elle pas être un lieu sécurisant, pour les enfants et les professeurs ?

    Tiffany Jaquet, dans ce deuxième roman, nous entraine dans une atmosphère tendue. Nous sommes enfermés dans une salle de classe, avec une personne qui nous menace d’un pistolet. Au fil des pages, nous passons en revue chaque enfant, leur vie en dehors, mais aussi ses ressentis au creux de cette classe de DER1. A la fin de chaque chapitre, on se demande si c’est lui (ou elle) qui tient le pistolet. Avec ce que nous apprenons, il (ou elle) aurait (peut-être) raison. Il nous faudra arriver vers la fin pour découvrir qui dans cette classe souffre tellement pour l’imposer aux autres.

    J’ai adoré la lecture de ce roman avec des personnages touchants. Des êtres si fragiles que l’on a envie de les prendre dans nos bras pour leur dire que « tout ira mieux »…

    Après L’Enfant du placard, Tiffany Jaquet nous revient avec une plume tout aussi intense, et qui confirme ce que je disais : une auteure à suivre !
    https://www.bouquiner.ch/8093-derniere-rentree-de-tiffany-jaquet

  2. Monique

    Un vendredi de mai, un coup de feu retentit dans le collège de Pré-Fleuri. Qui a tiré ? Tous se soupçonnent. Tous ont une bonne raison d’appuyer sur la gâchette.

    C’est une classe de laissés pour compte, ceux qui n’attendent plus rien de l’école et dont l’école n’espère plus rien de leur part non plus. Tous ont renoncé. Entre les in-sultes, les bagarres, les absences prolongées, tous les professeurs ont jeté l’éponge.

    C’est dans cette classe de DER1 qu’arrive Monsieur Clottu. Parachuté dans ce collège à une année de la retraite. Pourquoi ? Une telle fin ne peut que cacher quelque chose de louche. Il arrive à susciter un certain intérêt chez ces élèves, mais ce qui va absorber toute leur énergie, c’est de trouver pourquoi ce Monsieur Clottu, si uniforme, s’est retrouvé sur cette voie de garage. Et ils ne vont pas lâcher l’affaire. Ils iront jusqu’à le provoquer en pleine classe. Mais sa réaction ne sera pas du tout celle qu’ils attendaient. La fin est surprenante, par rapport aux évènements passés.

    On en connaît tous, de ces élèves qui ont renoncé. Des Sébastien, Marie, Timéo ou encore Yacine. On s’y attache. A Monsieur Clottu aussi.

    L’histoire est extrêmement bien amenée. Ça commence par un coup de feu, puis l’auteure se met dans la tête de chaque protagoniste, parle à sa place ,exprime ses idées, pour finalement nous expliquer les conditions qui ont fait qu’il ou elle a décroché.

    L’auteure, Tiffany Jaquet, est née à Morges en 1989. On sent une certaine expérience dans ce roman puisqu’elle actuellement enseignante de français et d’anglais. Elle trouve dans les livres et l’écriture une source privilégiée de détente et d’évasion. Après la publication de « L’enfant du placard » (Editions Plaisir de Lire, 2016) l’auteure revient avec ce second roman.

    Je n’ai pas lu le premier donc je ne peux comparer mais je peux déjà vous dire que celui-ci est excellent. On en parle déjà beaucoup dans le milieu littéraire.

    Monique

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Le coup de feu détona un vendredi après-midi, quelques minutes avant le début du week-end.

Après plusieurs semaines de lutte, un doux printemps triomphait enfin de l’hiver rigoureux qui avait pris ses aises dans la région. C’était à vrai dire la première journée ensoleillée de l’année dont les températures agréables permettaient de croire que l’été, synonyme de vacances, n’était plus très loin.
On avait profité de cette météo presque oubliée pour ouvrir quelques fenêtres et inviter le vent frais à raviver les esprits fatigués de la semaine. Des rayons au toucher satiné s’incrustaient entre les pupitres pour réchauffer les corps. On rêvait de longues balades dans la nature, de baignades rafraîchissantes et de cornets de glace fruités.
Dans la plupart des salles de classe, la sonnerie se faisait désirer. On restait silencieux, mais on commençait à se tortiller sur les chaises et à guetter la fine aiguille libératrice de l’horloge.

Le coup de feu détona en ce paisible vendredi de mai. et son brutal et sinistre écho sembla figer le temps entre les murs en béton du collège. une colonie de pigeons, affairés au milieu de la cour à éliminer les restes de goûter, prit les voiles dans un ciel sans nuage. On détourna les regards de la pendule et on n’entendit même plus la cloche vibrer dans les couloirs.

Dans la salle 206, le temps aussi était suspendu et tous les yeux étaient rivés sur le canon de l’arme qui tremblait. À ce moment- là, on ne pensait plus. ni aux vacances qu’on attendait impatiemment, ni aux ravages que pourrait faire un doigt pressé sur la détente. On avait tout simplement arrêté de penser et on retenait son souffle. On ne bougeait pas. toutes les facultés corporelles semblaient avoir été figées dans la densité de l’atmosphère, comme une mouche dans un pot de miel. Chacun craignait que la moindre inattention pût déclencher un carnage.
Pendant d’interminables secondes, rien ne se produisit. tels des cow-boys engagés dans un duel, on s’observait, immobiles. Et enfin, le coup de feu partit, libérant la tension.

Le coup de feu qui détona ce vendredi de printemps emporta dans la trajectoire de la balle la vie d’un être humain et laissa dans son écho un souvenir sordide, imprégnant les couloirs du collège et les esprits de tous les élèves et de leurs professeurs.

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