L’air de rien

Auteur: DORMOND, Hélène
ISBN: 9782883870970
Date de parution: 15/02/2018

L’air de rien

16,00 CHF

38 en stock (peut être commandé)

Catégorie :

Description

Nouvelles

Nos préconçus nous rassurent. Forts de cet appui, nous pouvons évoluer dans un univers simplifié et prévisible. Statuts sociaux, règles de conduite, jugements à l’emporte-pièce, autant de codes auxquels nous adhérons, souvent sans les remettre en question.

Les quinze nouvelles de ce recueil visitent avec une pincée de moquerie ou un zeste de douceur cette lecture que chacun de nous fait du monde, amalgame d’a priori susceptible de basculer en un instant… pour un rien…

Le regard acéré d’Hélène Dormond invite le lecteur, à travers ses récits espiègles, à questionner les comportements et représentations des personnages de chacun de ces courts textes au gré de délicieuses boutades qui nous emmènent loin des sentiers battus.

Revue des médias:

Journal de La côte, 6 avril 2018

 

Emission Torpédo sur Radio Chablais, 25 mars 2018
Interview d’Hélène Dormond à partir de la 24ème minute.

2 avis pour L’air de rien

  1. Fattorius

    Des scènes issues du quotidien, des frictions si banales: l’écrivaine vaudoise Hélène Dormond parvient à en faire des éclats de vie remarquables dans son recueil de nouvelles, intitulé “L’air de rien”.

    Les lectrices et lecteurs qui se souviennent du regard aigu et original, drôle même, de l’auteure ne seront pas déçus lorsqu’ils se plongeront dans ces textes courts.

    Des humains d’ici et d’ailleurs, dessinés sans esbroufe, dans le souci constant d’en dessiner l’humanité dans ce qu’elle a de plus beau ou de plus médiocre: voilà les personnages que le lecteur de “L’Air de rien” va côtoyer l’espace de quelques heures de lecture. L’écriture peut s’avérer neutre, joliment ironique ou franchement musicale, familière dans les dialogues s’il le faut: elle s’adapte à tout, fait même sienne le verbe haut en couleur d’un inconditionnel de Johnny Hallyday. Avec un sourire en coin, l’écrivaine fait ainsi jaillir, en quinze nouvelles, toutes les couleurs que recèlent la vie de tous les jours.
    L’article complet sur : http://fattorius.blogspot.ch/2018/02/des-couleurs-la-vie-de-tous-les-jours.html

  2. Francis Richard

    L’air de rien, ce livre contient pas moins de quinze nouvelles. Et ces nouvelles sont à la littérature ce que sont les scènes de genre à la peinture. Car Hélène Dormond plonge le lecteur dans des histoires qui semblent, en tout cas en leur début, tirées d’un quotidien familier ou d’un simple fait divers:

    – Question d’entretien: la narratrice se prépare à un entretien d’embauche, avec un coach.

    – Un vers de trop: le protagoniste, apprenti rapeur, est en quête de reconnaissance.

    – La perle d’Orient: une fillette veut être aussi brave que son aïeule japonaise, qui pêchait des perles.

    – Juste fiel: le narrateur embauche à contre coeur, comme secrétaire, la nièce d’un administrateur de la société qu’il dirige.

    – Un ticket pour l’enfer: après un concert du groupe AC/DC un motard prend la route et, pour éviter de heurter un animal, fait partir sa moto dans le décor.

    – I comme immortelle: un soi-disant jardinier d’un cimetière public, ému, fleurit la tombe d’une inconnue morte à 16 ans.

    – L’honneur est dans le pré: Kevin veut absolument aller au Grütli pour célébrer le 1er août 2014.

    – Choix existentiel: la narratrice et Clarisse fêtent leurs trente ans d’amitié dans un restaurant prétentieux plutôt que dans une gargote.

    – Vague à l’âme: Moly, dont les formes avantageuses font fantasmer plus d’un, n’aspire qu’à suivre l’exemple des mammifères marins, et à retourner aux eaux originelles.

    – Changement de main: Céline obtient de son mari Fabrice qu’il cède à son caprice d’acheter un cheval de caractère, un hybride improbable.

    – La malédiction du Vaudois: le postier Boniface Bolomey décide d’employer tous les moyens pour expédier son chef, un suisse-allemand qui l’insupporte, hors des frontières du canton de Vaud.

    – Pas de velours: le mari de Linette se moque d’elle à chacune de ses étourderies en faisant à répétition un jeu de mots facile sur son prénom.

    – Intra muros: une gymnasienne de 16 ans réalise que les murs gardent la mémoire des événements qu’ils ont abrités.

    – Sujet d’étude: une étudiante a choisi pour sujet de thèse la violence urbaine et son professeur lui recadre son sujet.

    – L’air de rien: un inspecteur de police de la vieille école est confronté à un jeune collègue qui est rompu aux méthodes scientifiques, mais qui a un talon d’Achille.

    Les titres de chacune de ces nouvelles, qui sont des expressions toutes faites ou détournées d’une expression connue, ou encore des calembours, résument fort bien leur propos. Les choses y commencent gentiment, puis elles tournent soudainement, s’emballent ou partent en vrille, jusqu’à la chute finale, pied-de-nez magistral bien rodé.

    Ces nouvelles, souvent cruelles pour les protagonistes, sont pourtant plaisantes à lire et suscitent volontiers l’hilarité du lecteur, sans doute parce que les situations sont caricaturales et les personnages extravagants: ne rit-on pas toujours – c’est humain – de quelque chose d’inhabituel ou de travers, ou paradoxes, de ses semblables?

    Francis Richard

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QUESTION D'ENTRETIEN

Surtout ne pas perdre ma belle assurance. J’ai sacrifié un mois d’indemnités chômage pour m’offrir cinq heures avec mon coach Jules-Simon Seligmann. Investissement à rentabiliser dans l’heure. Ce boulot, il est pour moi ! Pense positif, crois en toi, monique, c’est la clé du succès ! T’as déjà décroché un entretien, ton curri- culum est en béton, cette fois-ci tu transformes enfin l’essai.
D’autant qu’il m’a fait bosser, Jules-Simon ! Jeux de rôle filmés, questions piège, tentatives variées de me déstabiliser, on a désamorcé toutes les chausse-trappes dans lesquelles je pourrais tomber. rien n’est laissé au hasard, je connais ma partition par cœur.
Primo, respect des codes vestimentaires. Pour le chemisier, c’est ok. À la fois classe et décontracté, joli décolleté, mais pas outrancier, des fois que le recruteur serait une recruteuse. Faudrait pas susciter des jalousies. Idem pour les chaussures : talons pour galber la jambe, mais pas trop hauts, au cas où le futur patron aurait des origines pygmées. Sûr qu’une vue plongeante sur le début de calvitie du grand manitou pourrait me coûter ma place.
Pour le rendez-vous, j’ai assuré. Une heure de marge pour ne pas arriver en retard, échevelée et en nage. Je planque dans le troquet en face de la compagnie. Incommodée par les effluves de café, je relis les questions et surtout les réponses préparées avec Jules-Simon.
Attention, H moins trois minutes, il est temps d’aller m’annoncer à la réception.
– Bonjour, Monique Jordan, j’ai rendez-vous pour le poste de chef de projet.
La demoiselle agite quelques papiers puis lève enfin la tête et me jette un regard de cobra. Je riposte avec mon sourire le plus lisse.
– Veuillez prendre place dans la salle d’attente.
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