L’Enfant du placard

Auteur: JAQUET, Tiffany
ISBN: 978-2-940486-67-0
Date de parution: 20/10/2016

L’Enfant du placard

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Description

C’est l’automne et Claire trouve dans les affaires que sa mère lui a léguées une lettre faisant mystérieusement mention de deux personnes qu’elle n’a jamais connues : Tatiana et Enzo. Intriguée, elle décide de mener l’enquête pour découvrir qui ils sont. Petit à petit, le mystère envahit son quotidien d’habitude si bien rangé et elle part sur les traces de ces deux inconnus, accompagnée d’un archiviste récemment rencontré. Le voyage qu’elle entreprendra la mènera sur les traces d’un passé inconnu qui la forcera à se redécouvrir.

De l’Italie à la Suisse, des années 1960 aux années 2000, ce roman entre en résonance avec la réalité de tant de personnes aujourd’hui: le déracinement, la recherche d’un lieu de paix et de travail, l’identité de celles et ceux qui se construisent entre deux lieux, les conflits mais aussi les rapprochements entre des êtres humains qui doivent apprendre, et réapprendre, à vivre ensemble.

Revue des médias

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  • L’Illustré, 7 juillet 2016

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3 avis pour L’Enfant du placard

  1. LesMotsDeGwen

    Avec ce premier roman, Tiffany Jaquet signe une jolie histoire une histoire qui oscille entre l’Italie et la Suisse, entre notre époque actuelle et la fin de années 1960. Les romans qui alternent entre deux époques, j’adore ! J’adore à condition que cela soit bien fait et surtout, qu’il y ait un intérêt, il ne suffit pas de revenir en arrière pour parler de cuisine. Dans son roman, Tiffany Jaquet remonte le temps pour nous raconter un pan historique de la Suisse: l’arrivée d’Italiens pour le travail. Ces dernier arrivaient en Suisse au printemps et repartaient en automne, quelques mois de présence sur le territoire helvétique pour le travail. C’est en compagnie de Tatiana et Enzo que l’auteure nous parle de cette époque, une époque qui débute de façon idyllique et qui s’assombrit au fil des années, quand la Suisse durcit ses mesures. En parallèle, nous évoluons aux côtés de Claire, une jeune femme qui vient de perdre sa mère et qui découvre une lettre mystérieuse. En compagnie d’un ami, elle décide de se lancer à la recherche de Tatiana et Enzo.

    L’aspect historique est donc très intéressant car peut-être ignoré du lecteur. C’est donc un bel apprentissage en plus d’un bon moment de lecture ! Personnellement, je ne connaissais pas du tout ce pan historique. J’ai trouvé que l’auteure était parvenue à parler de tout sans étouffer son lecteur, elle évoque les contrats saisonniers des italiens, les lois interdisant aux enfants italiens de venir en Suisse avec leurs parents, les enfants cachés par leurs parents, etc. J’ai aimé que cet aspect ne prenne pas le dessus sur l’histoire en général. Avec une plume fluide et simple, Tiffany Jaquet déroule son histoire et nous rend accro car nous souhaitons avidement découvrir la vérité.

    L’Enfant du placard est un roman à la fois violent (par le thème de l’immigration et des conditions), tendre (les décisions prises par chacun), un page-turner qu’on ne parvient pas à lâcher dès lors qu’on le commence.

    L’article complet sur le site “Les mots de Gwen”.

  2. L’Agenda

    En 2016, les éditions Plaisir de lire publient le premier livre de Tiffany Jaquet, « L’Enfant du placard ». Il s’agit d’un roman ancré dans notre histoire, dont le fil du récit se déroule à Lausanne. Au gré des chapitres, l’auteur nous fait voyager entre la Suisse de 1960 et celle de 2010. En suivant les personnages de cette histoire, on se retrouve confronté à une problématique très contemporaine: nous avons oublié comment vivre avec les flux migratoires.

    Texte: Gauvain Jacot-Descombes

    « L’Enfant du placard » est né dans une prise de conscience douloureuse. Les dernières générations de Suisse n’ont aucune idée de la réalité des Italiens, des Espagnols et des Portugais venus sur le sol helvétique pour travailler dans les années 60. Au cours de ses recherches, l’auteur visionne un reportage de la RTS datant de 2009, le Temps Présent de Raphaël Engel, « Les enfants du placard ». Ce terme était utilisé pour évoquer les enfants de saisonniers contraints de rester cachés dans le logement familial afin d’échapper, aux dénonciations et à l’expulsion vers leurs pays d’origine. En effet, la loi suisse s’opposait alors au regroupement familial. Charles Heimberg, historien du mouvement ouvrier, parle dans ce reportage de « drame social occulté ». Toute cette problématique gravite autour de contrats de travail qui déchiraient les familles, car ils leur interdisaient d’emmener leurs enfants avec eux. Ces enfants des placards se retrouvaient alors livrés à la solitude. Et du même coup, ils étaient privés de tout accès légal à la scolarité.

    Lors de notre entretien, l’auteur nous livre une des clés de lecture de la problématique qu’elle aborde. Une partie de l’intégration des saisonniers « passe par les enfants, par l’éducation, par l’école, par leur entourage et leurs interactions sociales. Sans ça personne n’avance et personne n’est heureux « . Férue de littérature classique et contemporaine, elle apprécie particulièrement Zola et Hugo. L’auteur reconnaît aussi avec un sourire complice avoir été influencée par un roman de Tatiana de Rosnay, « Elle s’appelait Sarah », dont on peut retrouver quelques éléments dans la structure de « L’Enfant du placard ». Par exemple, grâce au découpage temporel du récit par chapitres, on passe très facilement d’une époque à une autre pour apprécier les aventures des différents personnages qui évoluent dans le récit à plusieurs décennies d’écart.

    Pour son premier roman, Tiffany Jaquet réussit à nous divertir grâce au mystère qu’elle tisse autour de Claire, son personnage principal. De plus, elle utilise un style d’écriture précis, habile et immersif qui accompagne le lecteur page après page. Finalement, elle nous invite aussi à prendre connaissance d’un pan de notre histoire contemporaine. Que demander ensuite? Un nouveau roman? Il est en cours de rédaction.

    https://bloglagenda.wordpress.com/2017/11/21/tiffany-jaquet-lire-apprendre-se-divertir/

  3. Fanny Roturier, Libraire, Payot-Lausanne

    Coup de Coeur
    Claire, la quarantaine, vide la maison de sa mère suite à son décès. Elle est accompagnée de ses deux filles, dont l’une découvre une lettre adressée à Claire par sa mère, à lire après sa mort. Or ce message évoque des gens dont elle ne lui avait jamais parlé : Tatiana ? Enzo ? Obsédée par ces deux prénoms, Claire se lance dans une quête et plonge dans le passé de sa mère… Ce roman nous fait passer d’une époque à l’autre, des années 1960 à 2010. On découvre une page de l’histoire suisse, celle des immigrés qui, chaque printemps, venaient travailler quelques mois, abandonnant leur famille et leurs enfants pour gagner leur vie. Le mystère de ce secret de famille, par la curiosité suscitée, convainc le lecteur de dévorer chaque page pour en apprendre plus sur Tatiana et Enzo, et donc sur le passé de Claire. Un très joli roman, touchant et qui ne laisse pas indifférent.

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Printemps 1963
Le train amorça son arrivée en gare dans un crissement de rails assourdissant et immobilisa sa carcasse haletante à hauteur du quai, achevant enfin son long voyage dans un gémissement plaintif. À l’intérieur, tous les passagers s’étaient levés et commençaient à se presser contre les fenêtres et vers les portes de sortie. Dans le brouhaha des voix et l’excitation de retrouver enfin l’air frais, Enzo tentait tant bien que mal de rassembler ses affaires. Le jeune homme dut se baisser pour éviter la chaîne de valises qui s’était formée au-dessus des têtes. Telles des fourmis occupées à transporter des brindilles d’un endroit à un autre, les voyageurs s’organisaient pour évacuer les nombreux bagages et personnes, qui finissaient entassés en désordre sur le quai.
C’était le troisième train en provenance d’Italie qui dégorgeait ses passagers ce matin de printemps, et la plateforme accueillait déjà une foule d’immigrants se bousculant de tous les côtés. Lorsqu’Enzo se trouva enfin dehors, valises en mains, il avait perdu de vue sa femme qui était sortie avant lui du wagon.Il pivota
plusieurs fois sur lui-même, cherchant des yeux les beaux cheveux noirs et lisses qu’il connaissait si bien. Ses pupilles passaient de visage en visage espérant tomber sur les yeux bleu vert de son épouse et sa mine souriante, mais il n’y avait autour de lui que des visages rouges, en sueur, braillant pour se faire entendre ou crispés par la colère de ne pas pouvoir avancer.
Un soupçon d’inquiétude germa dans le cœur du jeune homme qui fendit la foule à la recherche de sa femme, luttant contre les coups de coudes qui lui martelaient les côtes, les chaussures qui lui broyaient les orteils et les épaules qui venaient s’écraser bruta- lement contre sa poitrine. Il essaya de crier son prénom, mais celui-ci fut vite englouti par le tumulte bourdonnant autour de lui.
Après plusieurs minutes d’un combat acharné, Enzo aperçut une silhouette svelte terminée par un long cou élégant qui patientait sagement sous le grand panneau bleu indiquant «Brig», la gare à laquelle ils étaient descendus.

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