Le train des brumes

Auteur: PAUDEX, Yves
ISBN: 9782883871359
Date de parution: 15/04/2021

Le train des brumes

11,00 CHF25,00 CHF
Effacer
UGS : ND Catégorie :

Description

Il fait nuit noire quand, le 23 décembre 1998, l’Intercity 744 se fait braquer par une bande de malfrats à Grandvaux. Le butin ? Des sacs postaux contenant de l’argent liquide et des papiers-valeurs.
Les enquêteurs Valentin Rosset et Samuel Rochat sont chargés de l’affaire. L’un est sensible et expérimenté avec un sens de la justice prononcé, l’autre taciturne et parfois antipathique tout en étant discipliné. Malgré leur tempérament opposé, les deux inspecteurs vont unir leur force pour démasquer les coupables. Tout en apprenant à se connaître et à avancer, tant dans leur quête des malfaiteurs que dans leur propre humanité, ils vont devoir faire face à de multiples revers. Meurtres, suicide, violence jalonneront leur voyage. Mais, au bout du tunnel, parviendront-ils à arrêter les criminels ?

Basé sur des faits réels, ce roman réinvente l’histoire en évoquant l’une des enquêtes les plus mystérieuses du canton de Vaud.

Avis

Il n’y a pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “Le train des brumes”

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dimanche 8 novembre 1998

Un rayon de soleil éclaire doucement le visage du malade. à cet instant, Valentin Rosset voit s’éteindre la lueur dans les yeux du vieil homme qui lui fait face. La vie s’apprête à le quitter sur la pointe des pieds. Valentin détourne son regard pour le poser sur les mains de son père, trop grandes, tavelées, désormais inutiles.
C’est un jour d’été indien et pourtant Valentin grelotte. Il lui a fallu tant d’années pour prendre conscience de la fragilité humaine, de la fuite du temps et du déclin qui l’accompagne, mais il lui a suffi d’un rayon éphémère pour raviver sa conscience. Son père le regarde avec tendresse, car il sent poindre ce désarroi. Son fils tente de donner le change par un sourire contraint. Il y a tant de choses qu’ils ne se diront jamais.
Dehors, le ciel est limpide malgré les nuages qui s’accumulent. Il est bien tard pour se rendre compte qu’il va perdre, sous peu, son père qui était son meilleur ami. Valentin Rosset se trouve à la moitié de sa vie et son chemin, il va devoir le poursuivre seul. Toutefois, il ne se sent ni bien ni mal. Il ne se sent plus. Il oscille entre petites joies et tristesse en tentant d’équilibrer vie de famille et activité professionnelle sans remous excessifs. Ce quotidien, dénué de passion, a peu à peu tari la source dans laquelle il puisait sa joie de vivre. Seul son père a perçu ce mal-être latent mais Valentin n’a jamais pu lui ouvrir, voire entrebâiller la porte pour laisser entrer un rai de lumière sur ses zones d’ombre.
À regret, il quitte celui qui l’aura protégé jusqu’à la fin, ce père qui lui murmure d’une voix résignée à l’accent des souffrances infinies : « Je me sens mieux » et « ça va aller ». Son fils sait où ce prétendu mieux le conduira sous peu. Il l’embrasse, marmonne « à tout bientôt », car il espère de toutes ses forces le revoir en vie.
Une fois, peut-être deux...
Il a congé, ce dimanche. Mais à quoi sert un repos quand tout en soi se délite ? Il sait aussi qu’un ciel dégagé exacerbe les chagrins. à la sortie de l’autoroute, Valentin Rosset enclenche le clignotant à droite en direction du Centre de la Blécherette. Il a quitté un cube de béton pour en rejoindre un autre, le siège de la Police de sûreté ; sa résidence principale en quelque sorte.
Valentin est perçu comme quelqu’un de sensible, peut-être trop pour exercer un tel métier. Pourtant, cette fragilité atypique pour un flic représente aussi une force. Elle lui permet de sentir là où d’autres se concentrent uniquement sur les faits. Son émotivité lui a pourtant joué bien des tours, jusqu’à parfois occulter l’essentiel puis, l’emmener de temps à autre sur des chemins de traverse. Pour cette raison, l’inspecteur Rosset n’a pas le sentiment d’être un flic brillant ou considéré comme tel. Il n’a jamais aspiré à le devenir. Seule compte pour lui, une certaine idée de la justice, celle de débusquer la vérité avec humanité et de voir sereinement, chaque matin, le reflet de son visage dans le miroir de sa salle de bains.

Vous aimerez peut-être aussi…

Catalogue complet

Catalogue complet

Sur les réseaux sociaux

Nous nous réjouissons de vous retrouver et d'échanger avec vous sur Facebook et Twitter !
Plaisir de Lire sur Facebook

Plaisir de Lire sur Facebook

Plaisir de Lire sur Twitter

Plaisir de Lire sur Twitter

Les Éditions Plaisir de Lire sur Instagram

Les Éditions Plaisir de Lire sur Instagram

Plaisir de Lire sur YouTube

Plaisir de Lire sur YouTube