Quand les mouettes ont pied

Auteur: GRANDI, Pierre De
ISBN: 9782940486854
Date de parution: 19/08/2017

Quand les mouettes ont pied

Noté 5.00 sur 5 basé sur 1 notation client
(3 avis client)
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Description

Roman

QUAND LES MOUETTES ONT PIED IL EST TEMPS DE VIRER
Proverbe de marins bretons

C’est en ignorant cet adage et en remettant à plus tard ce qu’ils savent pourtant devoir faire avant qu’il ne soit trop tard que les personnages de ce roman tissent la trame de leur propre drame.
À peine sorti de l’adolescence, Georges n’aime rien, dénigre tout et cultive son indifférence. Sous le pseudonyme de Gaibazar, il étale sur son blog son irrésolution et son défaitisme. Jusqu’au jour où il découvre un secret qu’il vit comme la trahison qui changera sa vie.

Dystopique, ce roman met le lecteur face à ses propres indécisions. Il impose une impression diffuse de catastrophe et pousse à une réflexion sur les conséquences de la procrastination.

3 avis pour Quand les mouettes ont pied

  1. Francis Richard

    Quand les mouettes ont pied, il est temps de virer (proverbe de marins bretons).
    Ce qui veut dire qu’il est un moment où, à l’évidence, il faut changer de cap… et que, si on ne le fait pas, on se heurte aux pires écueils.
    Le héros de Pierre de Grandi, Georges, est le petit dernier de la famille d’Elorac. C’est le genre, à 18 ans, à déconstruire … pour refaire ensuite à l’identique et s’assurer que rien ne change.
    Dans la famille d’Elorac, je demande le père: Paul est un expert en énergies renouvelables qui fait partie du GIERC, Groupe International d’Études du Réchauffement climatique.
    Je demande la mère: Madeleine est une infirmière, qui s’occupe des mourants dans une unité de soins palliatifs. Elle a repris ce métier après que ses deux aînés ont quitté la maison.
    Je demande la fille: Judith, 28 ans, est une secouriste dans les sapeurs-pompiers, qui a obtenu son brevet de pilote d’hélicoptère.
    Je demande le fils: Julien, 26 ans, est un novice dans une congrégation de franciscains, qui s’occupe avec bonheur de SDF. Car il est convaincu de perdre sa vie, s’il ne la donne pas à autrui.
    Georges n’est rien de tout ça. Il est en quelque sorte le vilain petit canard de la famille. L’auteur le décrit en ces termes résumant par anticipation ce roman qui se passe en avril 2019.
    Irrésistiblement irrésolu, ce garçon trouvera pourtant sa voie lorsqu’il aura été happé par une cause embrassée comme l’antidote à son désarroi.
    Son désarroi, il le doit à la découverte d’un secret de famille, bien gardé par ses parents. Même sa soeur et son frère n’étaient pas au courant… Cette découverte va le mettre en rage.
    La cause qu’il embrasse est en accord avec cette polarité qui pourrait mobiliser les humains déboussolés : Défaire pour mieux faire. Vrai pour lui. Vrai pour chacun. Vrai pour tout.
    Ce roman multiforme – récits à la première et à la troisième personne, blog, journal, échanges de mails… – montre, dans un futur proche, ce qu’une telle devise, appliquée, pourrait avoir pour conséquences.
    C’est une autre manière de dire que vouloir défaire pour ne pas changer le monde, en procrastinant, ou pour le changer, en virant de bord, peut aboutir à seulement défaire…
    Lien sur le blog de Francis Richard.

  2. Fattorius

    Quand les mouettes ont pied, il n’est plus temps de fuir.

    Pierre De Grandi – “Quand les mouettes ont pied, il est temps de virer”, dit un poème de marins breton. Par métaphore, celui-ci sert de titre à un roman où il n’y a guère de mouettes, “Quand les mouettes ont pied”, mais pas mal d’êtres humains. Il s’agit là du troisième opus de Pierre De Grandi, qui surprend en abordant de nouveaux rivages littéraires. Après un roman d’anticipation (“YXSOS ou le songe d’Eve”) et une histoire de chien (“Le Tour du quartier”), en effet, c’est au cœur d’un secret de famille que l’écrivain suisse se plonge. Cela, en se concentrant sur le personnage de Georges, un geek apathique surnommé Gaibazar sur les réseaux sociaux.

    Lien sur le blog de Fattorius.

  3. Note 5 sur 5

    L’Estée littérature

    Si nous faisons le choix de remettre au lendemain nos obligations, sommes-nous prêts à en assumer l’entier des conséquences ? Sommes-nous conscients de l’effet vicieux que pourrait engendrer nos actes sur autrui ? Parce qu’un jour viendra où « Le héron choisit son poisson », et « quand le masque de la vérité se lève » n’est-il pas trop tard pour avoir des regrets ?

    Jean-Antoine Petit-Senne, écrivain et poète suisse du 18e a dit : « Entre un passé qu’il regrette et un avenir qu’il espère, l’homme est comme entre deux chaises, le présent par terre. »

    Alors pour éviter cela, ne faut-il pas volontairement nous borner à agir plutôt que de rester bornés ?

    A la fin de ce roman, Pierre de Grandi m’a laissée une fois de plus, comme dirait l’expression populaire, « le cul entre deux chaises ». J’oscille entre une histoire contemporaine ordinaire m’éveillant peu d’émotions et paradoxalement le plaisir d’avoir “place nette” pour réflexionner sur la procrastination.

    Alors si tout comme-moi vous aimez méditer, par cette “simplicité”, l’auteur vous cède la place, en vous donnant libre cours à l’expression de vos pensées. Sans fioriture, il vous permet d’aller « au-delà » de la toile, laissant croître l’arborescence de vos réflexions et faisant ainsi écho à votre propre existence. Dans le cas contraire, si vous préférez être happé par une histoire haletante, je ne saurais vous conseiller ce roman.

    Quant à la procrastination et à notre infini capacité a juger autrui, je laisse à qui le souhaite, méditer sur ce proverbe :

    « Le sage et le lâche ont en commun l’art de la fuite. Bien prétentieux celui qui se permet de les juger. » – « Les âmes croisées », roman de Pierre Bottero, auteur français (1964-2009).

    Avis en intégralité sur http://www.lestee-litterature.ch/425792622/5686461/posting/quand-les-mouettes-ont-pied-de-pierre-de-grandi-ch

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Georges n’aime rien, dénigre tout.
de ses dix-huit ans il n’attend que la liberté de cultiver son indifférence. Grassouillet, englué dans un reste de gangue pubertaire, ce noiraud, pâle et moite des mains, s’habille de noir, car sa sympathie va aux postures nihilistes et désenchan- tées des gothiques. Son goût pour le gothisme n’est que le reflet de sa passivité. Bien trop indolent pour s’intéresser à des pratiques sataniques ou à des conciliabules nocturnes dans les cimetières, il est si ambivalent qu’il ne s’est jamais décidé au moindre tatouage ou piercing.
Georges est le petit dernier de la famille d’elorac. aimé par Paul, son père, qui s’évertue à le stimuler, il est révéré par sa mère madeleine qui ne voit, pour ce fils d’exception, qu’un avenir grandiose, hors du commun.
Lui n’a que mépris pour l’avenir, ne se prépare à rien, ne souhaite rien.

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